Chasse à l'IA dans l'édition : les auteurs désormais sommés de verser une vraie larme sur leur manuscrit
Pour lutter contre la prolifération des romans générés par intelligence artificielle, les éditeurs internationaux imposent des preuves de fragilité biologique. Désormais, chaque écrivain doit prouver son authenticité en commettant des ratures et en ratant au moins deux fois sa date de rendu.
Un protocole d’authentification biologique
La riposte des maisons d’édition face aux logiciels d’écriture automatique vient de franchir une étape décisive lors du premier Sommet Mondial de la Littérature Non-Artificielle tenu à Genève. Face à des algorithmes capables de pondre un pavé de quatre cents pages en trois secondes, la profession a tranché : pour être publié, un texte devra désormais porter la marque indélébile de la faiblesse humaine.
« Un outil informatique peut imiter à la perfection la prose d’un classique, mais il est incapable de repousser sans cesse l’écriture de son chapitre trois pour ranger son armoire », explique le professeur Jean-Eudes de la Trappe, spécialiste en authenticité textuelle. « Le nouveau cahier des charges exige donc la preuve d’une procrastination sincère et d’une angoisse existentielle documentée. »
Ratures obligatoires et fautes d’inattention
Dans le cadre du nouveau label international, tout manuscrit rendu trop propre sera immédiatement suspecté d’infidélité biologique. Les éditeurs recommandent l’inclusion systématique de deux répétitions maladroites par chapitre, d’une syntaxe hésitante à la page quarante et d’au moins une tache d’encre ou de café sur le papier original.
Des examens complémentaires pourront être exigés en cas de doute persistant. L’auteur devra alors rédiger un paragraphe sous le regard attentif d’un huissier tout en expliquant pourquoi il a mis quatre ans à terminer un recueil de poèmes sur la pluie.
Inspection renforcée dans les salons du livre
Sur le terrain, des brigades spécialisées sillonnent déjà les événements littéraires avec des détecteurs de fatigue. Tout romancier affichant un teint trop reposé, une posture impeccable ou une ponctualité exemplaire lors des séances de dédicaces s’expose à un contrôle approfondi.
Bien que rassurés par ces mesures de protection du patrimoine humain, certains auteurs s’inquiètent de la surcharge de travail. Plusieurs d’entre eux envisagent déjà de sous-traiter la fabrication de leurs ratures à des professionnels pour garantir la conformité de leurs prochains ouvrages.
Actualité ayant inspiré cette fiction : France 24. Le contenu ci-dessus est entièrement parodique.
